On me promet chaque jour.
On me remet chaque jour.
Je n'existe pas encore,
et pourtant tout le monde m'attend.
Je pars d'une étoile qui n'existe peut-être plus.
Je traverse des siècles pour arriver ce soir.
Je ne pèse rien,
et pourtant je vous montre tout.
Quatre étoiles brillent plus fort que les autres ce soir.
Elles n'attendent qu'une chose,
qu'on les relie.
Je commence là où s'arrêtent les certitudes.
On me pose, on ne me tient pas.
Les enfants m'offrent cent fois par jour,
les adultes m'oublient.
Une étoile ne scintille pas comme les autres.
Elle insiste.
Elle répète quatre lettres
à qui sait lire la lumière.
Vous marchez vers moi, je recule d'autant.
Je sépare le ciel de la terre,
et pourtant rien ne me traverse.
C'est chez moi que le jour se lève.

Il fut un temps où le futur faisait rêver.
Où l’humanité tout entière levait les yeux vers les étoiles et osait croire que demain serait meilleur qu’aujourd’hui.
Où l’on pouvait promettre la Lune — et y aller.
Ce temps semble révolu. Nous ne sommes pas d’accord.
Le reste s'écrit avec ceux qui n'ont pas renoncé.
Vous faites partie du premier cercle.
Le prochain signal viendra à vous. D'ici là, gardez les yeux vers l'horizon.